Où qu’on va après ?

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Un livre paru aux éditions
L’Idée Bleue/Cadex
(collection : Le Farfadet Bleu),
avec des illustrations
d’Elena Ojog.

La mort,
c’est simplement : Ça dort.
Tout ce qui vivait,
tous ensemble
les fleurs,
les chats,
les hommes...

Loin des clichés employés habituellement pour parler aux enfants de la mort, des fables inventées par les « grands »
pour répondre à leurs questions, l’auteur choisit la simple vérité, revisitée par la poésie et l’humour.

C’est la mort au bois dormant,
un conte à dormir couchés.

Une façon originale de traiter
un thème aussi tabou que celui de la mort.

Ce vieux paresseux d’matou
qui chassait le kit’cat
et les croquettes trempées dans du lait
au lieu des musaraignes
et qui sommeillait sous la couette,
il avait dix-huit ans
quand ça l’a fait roupiller pour de bon.

Chantal Dupuy-Dunier n’oublie jamais l’autodérision :
Et les écrivains - c’est terrible un écrivain,
ça s’imagine qu’on n’oubliera jamais
ni son nom ni ses livres.
- Plein d’illusions, l’écrivain ! -
alors qu’au plus tard dans mille ans,
il n’y aura personne pour s’en souvenir !
Ils meurent aussi, les écrivains,
même les académiciens.
Regardez : Alphonse Daudet,
il a pas survécu à sa chèvre,
ni au loup,
ni aux puces.

Les dessins d’Elena Ojog, jeune artiste moldave à l’œuvre déjà très prometteuse, accompagnent ce texte avec beaucoup de force.

Un livre s’adressant à des lecteurs de tous les âges.

CLIQUEZ ICI POUR LIRE QUELQUES EXTRAITS

Sélection Prix poésie des lecteurs Lire et faire lire 2010 :

- Grammaire en fête d’Andrée Chedid, Folle Avoine, 2003
- Où qu’on va après ? de Chantal Dupuy-Dunier, illustrations d’Elena Ojog, L’Idée bleue/Cadex, 2008
- Marche le monde de Jacques Fournier, Editions Corps Puce, 2007
- A quoi sert la neige ? de Vénus Khoury-Ghata, Le cherche-midi, 2009
- Rondeaux de Jacques Roubaud, Folio Cadet, 2009 (A obtenu le Prix Lire et faire lire 2010)

ARTICLES DE PRESSE ET WEB :

"PRIMA", article de CÉCILE ABDESSALAM :

Des poèmes pour parler de la mort aux enfants (et aux autres)...

Un livre de poèmes pas triste sur la mort...
Pas toujours facile de répondre aux questions des petits ou des ados : “C’est quoi la mort ?”, “Y a quoi après ? “, ou encore, “Elle est partie où, Mamie ?” Ce petit livre de poèmes, intitulé “Où qu’on va après ?” (Ed. L’Idée Bleue) et joliment illustré, peut aider à dédramatiser, et parler de ce grand mystère, dont, finalement, on sait si peu de chose…
Des poèmes autour de la mort, quelle drôle d’idée ! Pas si farfelu que ça, en y regardant de plus près. Chantal Dupuy-Dunier est poète, et aussi accessoirement, psychologue clinicienne dans un hôpital de Clermont-Ferrand. Elle vit en Haute-Loire, et on l’imagine volontiers entourée de chats, dans une grande maison chaleureuse. Elle anime aussi des ateliers d’écriture et va lire ses poèmes dans les écoles. Son dernier livre, léger comme une plume, parle de choses graves, la mort, la disparition, des hommes, des enfants, des chiens, des oiseaux. Ceux qu’on aime, en somme. Ca n’est pas gnan-gnan, et d‘une simplicité enfantine.
Extraits : “La mort, c’est simplement : ça dort/tout ce qui vivait ensemble/les fleurs, les chats, les hommes”. Ou encore “Jamais, c’est comme toujours/ mais à l’envers en quelque sorte/un toujours pas optimiste/on dirait comme ça !”
Il y a même de l’humour : “Tout ce qui compose notre corps /continue à vivre/”Rien ne se perd, rien ne se crée”/qu’a dit un autre savant/(ce qui ne l’a pas empêché de mourir)”.
Avec des dessins beaux et originaux, un brin surréalistes, signés Elena Ojog, une jeune artiste moldave au crayon très sûr. Le tout respire la sérénité, et fait sourire à travers les larmes.
“Ou qu’on va après ?” , poèmes de Chantal Dupuy-Dunier, illustrations Elena Ojog (Ed. L’idée bleue) . Livre sélectionné pour le prix “Lire et Faire lire” 2009.

"SNUipp-FSU" :

Où qu’on va après ?
de Chantal Dupuy-Dunier, Elena Ojog (illustrations d’Elena Ojog)

"La mort,
c’est simplement : Ça dort.

Tout ce qui vivait,
tous ensemble
les fleurs
les chats
les hommes…

Ça dort
profondément.

Mais ça ne se réveille pas.

Plus jamais, ça ne se réveille. "

Et voilà ! La mort, c’est simple.
La mort est on ne peut plus égalitaire : tout le monde y passe. Et la poétesse d’évoquer la fin du pauvre chat, de la rose, de la chèvre de Monsieur Seguin, des puces de la chèvre - et même d’Alphonse Daudet lui-même ! - du vieux monsieur du cinquième étage, du pt’it voisin (Eh oui, ça arrive " et le gosse, il meurt parfois avant même de savoir que la mort existe !" )

" La rose cueillie :
dans le vase elle fait semblant de ne pas mourir
- et que j’essaie d’avoir l’air
encore fraîche et rose justement -
mais on voit bien qu’elle tombe de sommeil,
la tige ramollie,
les pétales lourds,
même les épines,
pas trop flambantes les épines !"

Mais en fin de compte, la mort, c’est quoi ? C’est la vie !

"Oui c’est pas juste,
mais c’est drôlement économique.
Avec de la poudre de rose,
des poils de minets et des os de papis,
ça fait des nouvelles plantes,
de nouveaux animaux
et de nouveaux hommes."

Dans tout le recueil, sous un langage faussement naïf, il y a une sorte de pragmatisme, de bon sens allègre, de philosophie optimiste de la vie. Quelle belle audace que d’aborder sur ce ton pour les plus jeunes, le tabou de la mort !

"CRITIQUES LIBRES_COM" :
critiqué par Sahkti, le 9 janvier 2009
(Genève, Inscrite le 17 avril 2004, 34 ans)

Les mots pour le dire :

Psychologue clinicienne et poète, Chantal Dupuy-Dunier a animé pendant des années un atelier d’écriture et de lecture poétiques à Clermont-Ferrand. Elle est également membre du Comité de rédaction de la revue poétique ARPA.
Sa passion l’amène à régulièrement intervenir dans les classes et à donner des spectacles-lectures. Une approche de l’enfant qui se retrouve au centre de ce recueil tendre et doux, comme un fruit dont on dégusterait les quartiers afin d’en déceler les saveurs secrètes. Amères, piquantes, tristes et pourtant pleines de lumière, ces nuances se déclinent au fil des pages en autant de fragments poétiques mis subtilement en valeur par les illustrations d’Elena Ojog.
Il s’agit de raconter la mort aux petits, plus jeunes, aux grands aussi. De baliser quelques pistes qui permettront d’aborder le sujet en poésie, comme une comptine murmurée dans l’oreille pour expliquer les grands départs. Dire que "La mort, c’est simplement : Ça dort. (...) Ça dort profondément. Mais ça ne se réveille pas".
La simplicité et les mots de Chantal Dupuy-Dunier m’ont séduite pour la sincérité qu’ils dégagent et la complicité qu’ils font naître. Il y a des petits traits d’humour, des instants de lucidité, de la gravité mêlée à la légèreté, c’est musical et aérien... de quoi faire passer en douceur un thème bien compliqué et émotionnellement chargé.

"Les animaux,
les petits,
les gros,
ils meurent pas toujours des mêmes causes
mais ils meurent tous,
même le loup,
même les puces sur le dos
du loup de la chèvre de Monsieur Seguin.

(et même Alphonse Daudet,
l’inventeur de la chèvre,
il est mort.
Mais j’anticipe...) "

"L’OEIL BANDE" :
Critique de Mu

Où qu’on va après ? de Chantal Dupuy-Dunier

"La mort,
c’est simplement : Ça dort.
Tout ce qui vivait,
tous ensemble
les fleurs
les chats
les hommes.
Ça dort profondément.
Mais ça ne se réveille pas.
Plus jamais, ça ne se réveille. "

Voilà un recueil plein d’humour, de sensibilité et finalement d’optimisme sur un thème rarement abordé de façon si simple...

La mort... comment en parler, qu’en dire ?

Comment donner de la légèreté au revers de la médaille : car s’il y a la vie, il y a aussi la mort... et nul être vivant n’y échappe...

La poétesse offre aux plus jeunes des réflexions pleines de bon sens sur la fin des hommes, des animaux, des fleurs... Nous voilà tous unis, tous partie du monde et de son mouvement...

Et même si elle s’en défend, la poètesse donne des petites graines de philosophie à notre appétit...
Aprocher la mort, c’est aussi mieux comprendre la vie... On est triste, on est perplexe, ou désarmé face à la mort d’un proche, d’un voisin... et pourtant la vie continue, la vie resurgit...

"Oui c’est pas juste,
mais c’est drôlement économique.
Avec de la poudre de rose,
des poils de minets et des os de papis,
ça fait des nouvelles plantes,
de nouveaux animaux
et de nouveaux hommes."

Ce livre est tout simplement magnifique et juste.
Je vous le recommande, que vous ayez 5 ou 90 ans !

"La rose cueillie :
dans le vase elle fait semblant de ne pas mourir
- et que j’essaie d’avoir l’air encore fraîche et rose justement -
mais on voit bien qu’elle tombe de sommeil,
la tige ramollie,
les pétales lourds,
même les épines,
pas trop flambantes les épines !"

Publié par Mu Libellés : Critiques Livres

"AP(P)ETIT LIVRE" Mercredi 25 novembre 2009
Où qu’on va après ? de Chantal Dupuy-Dunier

"La mort,
c’est simplement : Ça dort.
Tout ce qui vivait,
tous ensemble
les fleurs
les chats
les hommes
Ça dort profondément.
Mais ça ne se réveille pas.
Plus jamais, ça ne se réveille. "

Voilà un recueil plein d’humour, de sensibilité et finalement d’optimisme sur un thème rarement abordé de façon si simple....

La mort... comment en parler, qu’en dire ?

Comment donner de la légèreté au revers de la médaille : car s’il y a la vie, il y a aussi la mort... et nul être vivant n’y échappe...

La poétesse offre aux plus jeunes des réflexions pleines de bon sens sur la fin des hommes, des animaux, des fleurs... Nous voilà tous unis, tous partie du monde et de son mouvement...

Et même si elle s’en défend, la poètesse donne des petites graines de philosophie à notre appétit...
Approcher la mort, c’est aussi mieux comprendre la vie... On est triste, on est perplexe, ou désarmé face à la mort d’un proche, d’un voisin... et pourtant la vie continue, la vie resurgit...

ALAIN BOUDET :

Le titre donne le ton du livre. Une langue parlée, familière. Une apparente spontanéité qui porte de vraies interrogations sur le sens de la vie qui passe, la mort inéluctable, l’ordre des choses. Accompagnement graphique de Elena Ojog.

"LA TRIBUNE DE LA RÉGION MINIÈRE", par LUCIEN WASSELIN :

La mort est sans doute ce qui est le plus insupportable à l’individu : pourquoi mourir quand on vit ? Et la réponse qu’on peut apporter à cette question quand on a acquis un peu de sagesse (on est condamné à mort parce qu’on vit) a peu de chance de convaincre tant la vie est chevillée au corps… La mort apparaît dès que la conscience de l’enfant s’éveille au monde et qu’il est capable de conceptualiser tant bien que mal et de poser alors des questions. L’adulte est souvent désemparé quand il est confronté à cette interrogation…
Chantal Dupuy-Dunier reformule cette éternelle question à la façon de l’enfant qui nomme les choses sans posséder encore tout à fait les mots : où qu’on va après ? Et ce petit livre destiné aux lecteurs à partir de 5 ans et jusqu’à plus que centenaires essaie d’apporter des réponses que Chantal Dupuy-Dunier énonce clairement en se mettant à la portée des enfants mais tout en ne reniant rien des exigences philoso- phiques qu’un tel sujet impose. Pas de démagogie, pas de complaisance larmoyante, pas d’idéalisme vaseux ou de religiosité insupportable. Mais une approche lucide, tranquillement matérialiste (placée sous le signe de Lucrèce…).
“La mort, / c’est simplement : ça dort… // ça dort / profondément // Mais ça ne se réveille pas.” Tout est dit et en passant Chantal Dupuy-Dunier inscrit ce phénomène dans le domaine du vivant (“Tous ensemble / les fleurs / les chats / les hommes”) et dit l’inéluctabilité de la mort avec les mots de tous les jours employés avec fraîcheur. Et l’exemple de la rose (chère aux poètes) est utilisé pour illustrer et faire comprendre aux jeunes lecteurs ce qu’est le cycle de la vie, cette vie qui se nourrit de la mort. Mais rien de triste là-dedans. L’humour n’est jamais bien loin :“ Ce vieux paresseux d’matou / … : il avait dix-huit ans / quand ça l’a fait roupiller pour de bon”… Progressivement Chantal Dupuy-Dunier part des végétaux pour arriver à l’homme en passant par les animaux… La mort, c’est le même phénomène pour tous ces êtres vivants et tout le reste n’est que mise en scène et conventions. Chantal Dupuy-Dunier a le regard vif et la langue acérée ; mais le rire est là pour tout relativiser : “Le papi, / on l’a mis dans la grande boîte à chaussures” ou “Le cimetière, / c’est la décharge / où on met les hommes”. Egalité !
Mine de rien,Chantal Dupuy- Dunier donne une leçon où se mêlent morale, philosophie, science (avec molécules, atomes et particules)…Ce qui n’empêche pas la pirouette finale : “J’suis poète, moi, pas scientifique. / Voudriez pas que je sois philosophe / en plus ?”.
"Où qu’on va après ?" est à mettre entre toutes les mains. Et si l’enfant ne sait pas encore déchiffrer, on peut toujours lui lire des passages pour répondre à ses questions et lui commenter les images d’une grande fraîcheur d’Elena Ojog qui nous disent qu’en attendant la vie est belle, quand les humains s’en donnent la peine.



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