Des ailes

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Encres de Michèle Dadolle

- En 1999 : “Initiales” de Chantal Dupuy-Dunier paraît aux éditions "Voix d’encre" et obtient le Prix Artaud 2000. Dans ce livre, se détachent les initiales L.D. tracées sur un mur par un oncle paternel disparu jeune. Une réflexion poétique sur la filiation et la mort.

En 2004 : “Voix d’encre” publie “Des Ailes”, D.L., les signes inversés de la mort, initiales de l’homme aimé, écrivain lui aussi. Un hymne à l’amour et à la vie, passionné et rempli de sensualité, ancré dans un petit village et l’intimité d”une maison en Haute-Loire.
Un recueil de poèmes “ailés”, dont chaque vers, chaque mot est emporté par ce feu absolu qui soulève les amants...
Au commencement
il y a
tes yeux le raisin et la foudre.

L’omniprésence d’une nature en union avec l’amour et l’écriture imprègne ce dixième recueil de Chantal Dupuy-Dunier de toute sa vitalité, au rythme des saisons.
Contrairement à “Initiales” où la présence de l’eau dans le Midi natal était cachée, souterraine, “Des Ailes” est un livre tout entier irrigué par cet élément :
Il y a
ce lieu haut
marqué par tant de fleuves,
la révélation de l’eau,
partout,
visible, généreuse...

Métaphore aussi de la passion :
L’affluensemence de l’amour
dans le sein du langage.

Les encres, à dominante verte, de Michèle Dadolle, la complice d’”Initiales” et de “La marche du milieu”, traduisent la couleur d’un texte où les yeux de cèdre bleu de l’aimé répondent aux différentes nuances de verts de la nature.

La mort demeure présente en filigrane, parce qu’elle fait naturellement partie de la vie, mais revisitée par le sentiment amoureux.
A l’autre bout du temps et du recueil :
Toi,
l’ultime poème,
celui du bord des cendres.

- EXTRAITS :

Je sais,
sous ta chemise,
tes épaules de terre,
les méridiens d’amour,
lignes de force
de ton dos,
ce qui,
sous mes deux mains,
fait corps avec mes ondes
et j’attends, impatiente,
l’heure de ton torse nu.

L’affluensemence de l’amour
dans le sein du langage
clarifie la phrase
et ouvre la syntaxe à d’autres temps.

Mon frémissant,
nous marcherons ensemble jusqu’à
la rive étrange,
la clarté des regards offensant la lumière.

L’enluminure de nos corps enlacés
ornera le premier mot
de l’autre livre.

- www.voix-dencre.net



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