La langue du pic vert, ROMAN

Accueil

La langue du pic vert, ROMAN


La langue du pic vert (éditions La Déviation)
Paraîtra en librairie le 24 août 2021.
288 pages - 20 euros
9791096373376
Diffusion CED - Distribution Pollen
En librairie le 24 août.

- "Livres Hebdo" a distingué mon premier roman dans son numéro spécial Rentrée littéraire.

La première phrase du livre : "Le pic vert enroule sa langue autour de son cerveau pour le protéger contre les trépidations quand il fore les arbres" est en effet considérée comme l’une des trois meilleures premières phrases, parmi les premiers romans de cette rentrée 2021.

- La langue du pic vert est dédié à ceux dont le rêve est appelé folie. "Sous la plume de Chantal Dupuy-Dunier, tout fait signe". Les quatre premiers chapitres sont visibles dès maintenant dans les bonnes feuilles d’Actualitté.com

"PUBLIÉ LE :

09/07/2021 à 09:00

La rédaction

ActuaLitté

Il y a la mère, morte en mettant Sylvain au monde, le père atteint d’Alzheimer, mais aussi Stanislav, l’ami arménien, une jeune fille aux yeux de pluie, un apnéiste, un boulier chinois, une grenouille cendrier, un précis d’ornithologie, des ouvrages sur l’ésotérisme hindou, une ville du Sud, un village d’Auvergne, une grue de chantier et un pic vert, des pics verts…

Magie des mots, richesse des images, histoire émouvante et personnages attachants, au service d’un sujet universel : comment faire face à l’angoisse de la mort ?

Les éditions La déviation et ActuaLitté vous proposent d’en découvrir les premières pages, en attendant sa parution le 24 août prochain :

Chantal Dupuy-Dunier, née à Arles en 1949, vit en Auvergne. Elle a travaillé comme psychologue en hôpital psychiatrique. Elle a publié une trentaine d’ouvrages parmi lesquels Mille grues de papier (Flammarion), Un n’oiseau, des z’oiseaux (Motus), Creusement de Cronce (Voix d’encre). Elle a reçu le Prix Artaud pour Initiales (Voix d’encre).

Sa poésie aborde frontalement les questions existentielles, la vie, la mort, le temps. Les oiseaux et le village auvergnat de Cronce en sont des motifs récurrents que l’on retrouve dans ce premier roman.

Créée en 2017 par Michel Lebailly, ancien libraire, La Déviation est une maison d’édition installée dans la Creuse. Portée par l’amour de la littérature et des livres, elle a publié une trentaine de titres."

Dossier - Romans de la rentrée littéraire 2021 : parcourir les bonnes feuilles sur le site. "

- Sur le blog de Philippe POISSON :

Blog de liaison avec "Culture et Justice". Destiné à publier principalement les portraits du jour des écrivains, historiens, artistes, etc. Culture et justice rassemble des informations relatives à l’actualité culturelle sur les questions de justice. Histoires, romans, portraits du jour, salon de livres... Page indépendante sans but lucratif administrée par Philippe Poisson et Camille Lazare, membres de l’association Criminocorpus

La langue du pic vert de CHANTAL DUPUY-DUNIER
12 Juillet 2021

La langue du pic vert : un début remarqué

Livres Hebdo a distingué le roman de Chantal Dupuy-Dunier dans son numéro spécial Rentrée littéraire.

La première phrase du livre : "Le pic vert enroule sa langue autour de son cerveau pour le protéger contre les trépidations quand il fore les arbres" est en effet considérée comme l’une des trois meilleures premières phrases, parmi les premiers romans de cette rentrée 2021 :

Il serait dommage d’en rester là. Voici par exemple les premières phrases du chapitre 2 :

"S’appeler Sylvain Breuil n’est pas sans risque. La double étymologie sylvestre - en vieux français breuil signifie bois - récèle bien des dangers. On passe facilement de forêt à foré."

Avec La langue du pic vert la poétesse Chantal Dupuy-Dunier, publie un premier roman magistral, Elle manie en virtuose le jeu du langage dans un récit mystérieux sur un sujet universel : comment faire face à l’angoisse de la mort ?

La langue du pic vert est dédié à ceux dont le rêve est appelé folie. Sous la plume de Chantal Dupuy-Dunier "tout fait signe". Les premiers chapitres sont visibles dès maintenant dans les bonnes feuilles d’Actualitté.com.

- Par Jean-Paul GAVARD-PERRET, cette chronique parue le 11 juillet sur lelitteraire.com

Chantal Dupuy-Dunier, La langue du pic vert (Rentrée littéraire 2021)

Etre

C’est à par­tir d’une phrase d’un guide de musée : “Le pic vert enroule sa langue autour de son cer­veau pour la pro­té­ger contre les tré­pi­da­tions quand il fore” que Chan­tal Dupuy-Dunier a trouvé son illu­mi­na­tion pour ce roman.
Il devient le point de départ d’une recherche de l’invulnérabilité et de l’immortalité.

Tout pour­tant n’est pas simple dans ce qui se veut un rêve qui appelle d’autres folies au sein de celles des hommes, ces “oiseaux de pas­sage” selon la for­mule de Sha­kes­peare que l’auteur cite en inci­pit.
A par­tir de là, tout un monde baroque s’anime entre des parents dis­pa­rus d’une manière ou d’une autre, une jeune femme “aux yeux de pluie”, un cen­drier gre­nouille que l’on trou­vait sou­vent jadis dans les bars, un vil­lage d’Auvergne et bien d’autres élé­ments sans oublier les pics verts.

Ce livre sai­sit par son mys­tère et sa langue qui se veut accom­plis­se­ment d’une chan­son de geste sal­va­trice là où l’extérieur et l’intérieur se mêlent en un conglo­mé­rat qui n’a rien de pâteux mais qui, à l’inverse, trans­forme le roman en une bonne folie répa­ra­trice et sur­réa­liste d’un héros (Syl­vain Breuil) pris de ver­tige.
Par sa tech­nique et son ima­gi­naire, la roman­cière (et poète) ne cesse de jouer sur les varia­tions des agen­ce­ments qui per­mettent par­fois le dépla­ce­ment de la fic­tion à tra­vers ses acci­dents de parcours.

Tout pour elle devient le moyen de par­tir du monde et du moi afin de fon­der un lan­gage obs­tiné dans des formes qui touchent sou­vent à un épique et un lyrisme par­ti­cu­liers plein d’humour au second degré.

Jean-Paul Gavard-Perret

Chan­tal Dupuy-Dunier, La langue du pic vert, édi­tions La dévia­tion, 2021, 288 p. — 20,00 €.

BY JEAN-PAUL 2 | 15 JUILLET 2021 · 8 H 50 MIN↓ Jump to Comments
Assurance sur la vie : entretien avec Chantal Dupuy-Dunier (La déviation)

Assu­rance sur la vie

Chan­tal Dupuy-Dunier a osé l’aventure (réus­sie) de la fic­tion à 71 ans. Mais elle avait der­rière elle un sacré back­ground poé­tique qui nour­rit sa fic­tion de la matu­rité. La connais­sant, elle dirait sans doute que cette matu­rité est déjà bien enta­mée. Mais son roman garde une ala­crité contre la mort que l’on se donne ou qui — en cas d’oubli — nous est don­née.
Et si dans son roman existent bien des dis­pa­rus, le songe exige l’appel de bien des nuits d’été face à la folie des hommes. Le tout dans un monde baroque que la langue méta­mor­phose en des jeux sub­tils et drôles du dedans et du dehors. Si les prix lit­té­raires étaient justes, ce roman méri­te­rait un des plus grands.

Entre­tien :

Qu’est-ce qui vous fait lever le matin ?
La satis­fac­tion de consta­ter que je ne suis pas morte pen­dant la nuit. Cette pen­sée est suf­fi­sam­ment motrice pour que je pose un pied par terre, puis deux, en me disant qu’il ne faut pas trop perdre de temps pour pro­fi­ter de la journée.

Que sont deve­nus vos rêves d’enfant ?
Cer­tains se sont réa­li­sés, comme deve­nir écri­vaine. D’autres non bien sûr, la vie n’est pas tou­jours un long fleuve tranquille.

A quoi avez-vous renoncé ?
Au long fleuve tranquille.

D’où venez-vous ?
Je suis née en Arles. Cela per­met d’entendre « néant » dès le départ, il n’y a aucune trom­pe­rie sur l’issue de l’aventure !

Qu’avez-vous reçu en “héri­tage” ?
La somme des écrits qui m’ont pré­cé­dée dans toutes les civi­li­sa­tions. L’héritage cultu­rel immense, fas­ci­nant, accu­mulé dans tous les pays pen­dant les siècles passés.

Un petit plai­sir — quo­ti­dien ou non ?
Un carré de bon cho­co­lat noir.

Qu’est-ce qui vous dis­tingue des autres écri­vains ?
Peut-être publier un pre­mier roman à 71 ans, après une tren­taine d’ouvrages de poésie.

Quelle est la pre­mière image qui vous inter­pella ?
Celle de mon pre­mier chat, Bayard, tué d’un coup de fusil pour avoir attrapé des colombes dans une volière.

Et votre pre­mière lec­ture ?
Mon pre­mier livre sans images : « L’histoire d’une toute petite fille » Elle s’appelait Mili-Mali-Malou. Avant, il y avait eu des albums du Père Cas­tor et des contes.

Quelles musiques écoutez-vous ?
Je n’en écoute pas autant que je le vou­drais, prise sur­tout par l’écriture et la lec­ture. J’aime des choses très diverses : du jazz, les chan­sons à texte (Bras­sens, Gui­doni, Bar­bara, Brel, Juliette…), les vieilles chan­sons fran­çaises, des chants révo­lu­tion­naires, etc.

Quel est le livre que vous aimez relire ?
« La Peste » de Camus. Cela n’a rien à voir avec l’actuelle pan­dé­mie ; je le relis envi­ron tous les dix ans.

Quel film vous fait pleu­rer ?
« La Strada » de Fel­lini, en par­ti­cu­lier. Giu­lietta Masina est si émou­vante, Anthony Quinn a une telle présence.

Quand vous vous regar­dez dans un miroir qui voyez-vous ?
Il paraît que c’est moi.

A qui n’avez-vous jamais osé écrire ?
En règle géné­rale, j’ose toujours.

Quel(le) ville ou lieu a pour vous valeur de mythe ?
Cronce, un minus­cule vil­lage de la Haute-Loire où j’ai vécu pen­dant onze ans avec mon mari, écri­vain lui aussi. Ce lieu réel est devenu mythique pour nous. Il m’a déjà ins­piré deux recueils de poé­sie « Creu­se­ment de Cronce » (Voix d’encre) et « Pluie et neige sur Cronce Miracle »(Les Lieux-Dits). La tri­lo­gie sera close avec « Cronce en corps ». Il appa­raît éga­le­ment dans « Éphé­mé­ride » (Flam­ma­rion). Il tient aussi une place impor­tante dans « La langue du pic vert », mon pre­mier roman (La Dévia­tion).

Quels sont les artistes et écri­vains dont vous vous sen­tez le plus proche ?
Sur­tout des poètes, clas­siques et contem­po­rains. Je lis essen­tiel­le­ment de la poé­sie : Bau­de­laire, Roger Gilbert-Lecomte, Renée Vivien, Gabrielle Althen et tant d’autres que j’admire. Mais j’aime aussi, sans oser dire que je me sens proche d’eux car ils ont à mes yeux un talent inat­tei­gnable : des roman­ciers comme Her­man Mel­ville, Romain Gary, Yves Navarre, Patrick Süs­kind, Gabriel Gar­cia Már­quez, Colette, Gabrielle Witt­kop.
Mes peintres pré­fé­rés, très dif­fé­rents : Van Gogh et Dali.

Qu’aimeriez-vous rece­voir pour votre anni­ver­saire ?
Un petit séjour dans une auberge de cam­pagne ou de mon­tagne, un bal­lo­tin de très bons cho­co­lats noirs et un bou­quet de roses jaunes.

Que défendez-vous ?
La jus­tice sociale, les Droits de l’homme, la paix.

Que vous ins­pire la phrase de Lacan : “L’Amour c’est don­ner quelque chose qu’on n’a pas à quelqu’un qui n’en veut pas” ?
À dire vrai : pas grand-chose. J’ai une maî­trise de psy­cho­lo­gie et ai fait une psy­cha­na­lyse, mais Lacan est resté obs­cur pour moi. Je pré­fère Freud, à l’écriture si vivante.

Que pensez-vous de celle de W. Allen : “La réponse est oui mais quelle était la ques­tion ?“
J’adore ! Le genre de phrase que j’aurais aimé écrire.

Et si le cœur vous en dit celle de Via­latte : “L’homme n’est que pous­sière c’est dire l’importance du plu­meau” ?
J’adore aussi ! Et Via­latte en Auvergne, où j’habite, est, à juste titre, aussi impor­tant que le plu­meau.
J’aime l’humour décalé, l’humour à tous les degrés, l’humour noir, l’autodérision. Pour moi, c’est une phi­lo­so­phie. Je ne conçois pas une vie sans humour, sans rire. C’est ce qui per­met à l’homme de prendre la dis­tance néces­saire, sal­va­trice, avec tout ce qui ne va pas dans son existence.

Quelle ques­tion ai-je oublié de vous poser ?
Êtes-vous vaccinée ?

Pré­sen­ta­tion et entre­tien réa­li­sés par jean-paul gavard-perret pour lelitteraire.com, le 14 juillet 2021.


  • "Les pics" de Philippe Clergeau et Patrick Chefson (Payot). (...)
  • Boulier chinois
  • Grenouille-cendrier
  • Cronce, carte postale Tissandier
  • Cronce sous la neige
  • Cronce, le monument aux morts et l'église
  • 4e de couv. des "Pics" de Philippe Clergeau et Patrick Chefson (...)

Site réalisé avec Spip | Espace privé | Editeur | Nous écrire