Avis de parution dans la collection DessEins
Les Lieux Dits Editions ont le plaisir de vous annoncer la parution de
« MIETTES DE ROSE »
Poèmes de Chantal Dupuy-Dunier
écrits à partir de peintures originales de Germain Roesz
Le livre est réalisé à 60 exemplaires simples et
33 exemplaires de tête (reliés à la chinoise et qui
comprennent chacun une œuvre originale de
Germain Roesz et un poème manuscrit de
Chantal Dupuy-Dunier, exemplaires numérotés
et signés par l’artiste et la poète).
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Les LIEUX DITS EDITIONS
(Germain ROESZ)
Zone d’art / 2, Rue du Rhin Napoléon
67000 STRASBOURG
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– Chroniques :
Par ANNIE FOREST-ABOU MANSOUR, sur son formidable site de L’ECRITOIRE DES MUSES (2 avril 2026) :
Miettes de roses. Peinture : coups de pinceaux jaune, rouge, bleu.
Chantal Dupuy-Dunier
Germain Roesz
DessEins. Les lieux-Dits (2026)
Le tissage des mots et de la peinture
Miettes de rose, un titre tout en délicatesse ouvrant sur un espace poétique et pictural : des lambeaux de textes sur des fragments de couleur – la communion des mots et de la peinture donnant naissance à la Beauté, renvoyant à des éclats de perception, de réflexion, d’instants saisis comme des bribes de couleur ou de langage dispersés sur la toile. La rose, la fleur élue de Ronsard, le nom du peintre, celui de la maison d’enfance de la poétesse (« La villa Les roses« ), la couleur, un jeu d’échos qui se déploie en une mise en abyme où se nouent culture, imaginaire et espace de la page. Des vers libres, tracés à la main dans une forme de spontanéité sensible, s’exposent en toute liberté sur des éclats de couleurs lumineuses et joyeuses où dominent le jaune et le rose, souvent striés de traits noirs. Les mots et les couleurs se font entendre, « Entends crier le jaune« , dans une magnifique synesthésie où les sensations se mêlent et se répondent. La couleur se fait cri et la parole, lumière ; et soudain, la couleur s’anime, éclate de rire , « Une couleur éclate de rire ! » dans un entrelacement de synesthésie et de personnification.
Une écriture libre de toute frontière
Dans cette création partagée entre le peintre Germain Roesz et la poétesse Chantal Dupuy-Dunier (1), s’élabore une écriture-fragments abolissant les frontières entre la peinture, la poésie et les continents : « Tu sublimes / cassures, / brisures / et fêlures. / Tu les métamorphoses en ‘kintsugi’ « . L’Italie avec la citation de Pasolini se glisse au milieu des bribes poétiques de Chantal Dupuy-Dunier : « Un poème en forme de rose ». Tout devient circulation : des formes, des voix, des paysages extérieurs et intérieurs. Une écriture en déploiement, libre de toute frontière !
Le jeu des couleurs et des mots
Comme le peintre joue avec les teintes, la poétesse joue avec la page, les mots montent ou descendent, se penchent, s’inclinent, dans des espèces de calligrammes dessinant le sens dans l’espace même de la forme : « gouffre ascensionnel », « Profonde /est/ la/ montagne », « Le compas / de tes jambes/ écartées / pour chercher / l’équilibre » glissé entre deux traits en forme de V inversé… L’horizontalité n’est plus la norme, la verticalité, la courbe se déploient. Chantal Dupuy-Dunier joue aussi avec les échos et les nuances du langage, clins d’oeil discrets : « L’étoile et /les toiles/ insufflent/ la lumière / à tes blessures », « la route de soi »… Ainsi, par ces déplacements des mots dans l’espace et du sens dans la langue, s’esquisse une traversée intérieure, ouvrant un chemin vers la lumière. La douleur devient couleur, « la chute se transforme en vol ».
L’Art pour suturer les blessures
Deux sensibilités se tissent, celle de Chantal Dupuy-Dunier et celle de Germain Roesz, dans Miettes de rose, ouvrage esthétique qui, en son dernier mouvement, recueille les poèmes dans leur intégralité. L’Art y suture les blessures, cautérisant « la mort / avec/ de la / lumière ».** C’est une Beauté révélatrice de l’intime et de ses souffrances : « Tu dis : ‘la douleur est mon matériau’. / Tu es né de ta presque mort. // Ton corps a pris appui sur la couleur de ton nom« . S’y murmurent des confidences (« Mes cicatrices ont, elles aussi, été comblées de métal. Desseins, dessins, des seins, / Là où la mort avait tenté de se glisser »), des réflexions sur la création -« La plume vole sur le cahier. / Le pinceau court sur les tableaux »– et sur l’élan vital qu’elle insuffle, jusqu’à faire du geste même une force de vie -« Chaque coup de pinceau / anime une vertèbre »– comme si créer revenait à rendre la vie au corps.
Créer, c’est faire surgir la vie là où elle vacille.
– Chantal Dupuy-Dunier & Germain Roesz, « Miettes de rose », lu par MATHIAS LAIR (III, 11, notes de lecture)
mardi 14 avril 2026 par FLORENCE TROCME, pour POESIBAO :
Chantal Dupuy-Dunier écrit sur le corps en miettes du peintre-poète Germain Roesz, éveillé ‘dans les ronces de la mémoire.
Adolescent, à la suite d’un accident d’automobile, Germain Roesz, resta pendant deux ans hors du monde, et hors de lui-même, dans le coma. Il déclare quelque part : « Pour moi ce fut une expérience avec la lumière, à la sortie du coma, que j’ai mis des années à élucider mais qui m’a plongé (ce terme est le bon mot) littéralement au cœur de la création ». Jusqu’aujourd’hui, il doit endurer des interventions chirurgicales… ce qui a conduit Chantal Dupuy-Dunier à penser à un Roesz « en miettes » … et à l’oreille, à l’écoute de ce patronyme : une rose… En manière d’écho, elle écrira :
Tu rêves dans la boîte de ton lit-cage.
Au seuil de la nuit : une aurore boréale
invente des nuances pour ton insomnie.
Revenu à la vie, Germain Roesz s’est lancé avec fougue dans la pratique de la peinture, de l’écriture de poèmes et de textes théoriques sur l’art, dans l’enseignement des arts à l’Université de Strasbourg, et dans l’édition, à l’enseigne des Lieux-Dits. Il a déjà publié, de Chantal Dupuy-Dunier, deux recueils : Pluie et neige sur Cronce Miracle dans sa Collection 2Rives, illustré par Michèle Dadolle, et plus récemment Cronce en corps dans sa collection Parallèles croisées. Ce dernier clôturait le triptyque poétique que Chantal Dupuy-Dunier a consacré au petit village de Cronce, en Haute-Loire, devenu mythique pour elle, après y avoir vécu pendant onze ans. Cette troisième publication, Miettes de rose, est le fruit d’un dialogue entre le peintre et la poète.
Au début de Miettes de rose, Germain Roesz nous confie que c’est en pensant à Cronce, « aux ronces de la mémoire, dit-il, qui griffent la vérité et croulent sous les pierres désertées » … qu’il a réalisé trente-trois peintures, ici reproduites dans un format A4, qu’il a offertes à la poésie de Chantal Dupuy-Dunier. Soit une série de variations en couleurs franches, jaune bleu vert brossées sur la toile, formant des blocs, des aplats qui nous donnent étonnamment des espaces où s’articulent plusieurs plans, des profondeurs, où figure à chaque fois ce que Chantal Dupuy-Dunier nommera le « fameux rose Germain Roesz » (il parait qu’en cas d’hémorragie artérielle le sang est d’une couleur rouge clair). À chaque fois aussi, une incise : deux droites formant un angle aigu, dont la pointe pourrait déchirer la toile, telle une peau… L’interprétation de notre poète est plus heureuse :
Le compas de tes jambes écartées
pour chercher l’équilibre.
Tu dis : « la douleur est mon matériau »
Tu es né de ta presque mort.
En écho à ces peintures, Chantal Dupuy-Dunier a écrit trente-trois poèmes qui sont repris en fin de livre. Le peintre a intégré certains de leurs vers à ses toiles : ainsi chaque poème renvoie à une peinture. Notre poète qualifie ses textes de kintsugi, rappelant que cet art japonais signifie « joint en or », et qu’il permet de restaurer des objets cassés en recollant leurs morceaux avec une préparation à base de poudre d’or. D’ailleurs Germain Roesz l’a (presque) dit :
Tu dis : « je cherche des pépites d’or »
Avec le métal précieux recueilli dans le tamis
ou dans la peau d’un mouton,
tu sublimes cassures, brisures et fêlures.
Tu les métamorphoses en kintsugi.
Est-ce parce qu’elle fut soignante en une autre vie ? Dans sa langue dense et simple, réduite à l’os qu’on lui connait, Chantal Dupuy-Dunier fait preuve d’une belle empathie. Elle ouvre ainsi la suite de ses poèmes :
Même en miettes
Une rose existe
Les fragments de ta chair sont ses pétales.
Ils se souviennent de leurs couleurs
celles du sang séché en lisière des cicatrices ;
Notre poète ne cultive pas pour autant les lamentations. Si dans nombre de ses recueils (plus d’une trentaine, couronnés par deux prix : Artaud en 2000, Verlaine en 2024) elle se révèle sensible aux pertes et malheurs divers, c’est pour rebondir dans la vie avec d’autant plus de joie ; et dans la poésie :
Écris le mot « vent » dit la page, et tu posséderas son souffle
Trace ses ailes et tu pourras voler.
Il y a parfois du récit dans ses poèmes, comme celui où elle voit le peintre ouvrir une fenêtre à la force de son rêve, celle de son tableau, pour cheminer de porte ouverte en porte ouverte… Alors le pinceau court et la plume vole… S’ils partagent une expérience commune c’est de s’être relevés l’une comme l’autre pour vivre à la force de leur art. Y retrouveraient-ils le jumeau d’une vie perdue ?
Tu es mon jumeau, dit la feuille,
ma marge est ta colonne vertébrale
Tu es mon jumeau, dit la toile,
mon châssis est ton ossature
D’où cette belle « co-respondance » …
(Chantal Dupuy-Dunier & Germain Roesz, Miettes de rose, éd. Les Lieux-Dits, coll. DessEins, 2026, tirage limité à 60 ex. numérotés à 20 €, et 33 ex. de tête avec originaux à 114 €.)
– I.D n° 1189 : Germain Roesz et Chantal Dupuy-Dunier, des roses en partage
publié le 2 mai 2026 , par CLAUDE VERCEY dans Accueil> Les I.D, Site de DéCHARGE.
Grand format, impressionnant je dois dire, ce récent ouvrage paru dans la collection DessEins (retenez bien cette appellation) des éditions Lieux-Dits que Germain Roesz, son éditeur, poète et peintre comme on sait, consacre à ses rencontres, met en partage avec les œuvres d’amies et d’amis. Dans "Miettes de rose", il invite la poète Chantal Dupuy-Dunier à dialoguer avec les peintures qu’il lui a destinées. Un duo spécifique et singulier, commente-t-il. Assurément.
Couverture : Germain Roesz
Une série de trente-trois œuvres picturales forment la première partie ; en miroir, les poèmes de Chantal Dupuy-Dunier, nés de leur contemplation et de leur analyse, que complète un commentaire fort éclairant, quand bien même ce genre explicatif est le plus souvent décrié, comme parasitant l’expression poétique. Il est, en la circonstance, fort utile. Par exemple, à travers cette anecdote :
Un jour où j’ai eu la chance de découvrir son atelier, quelqu’un s’est exclamé, devant une grande toile murale exposée : « Ah ! Le fameux rose Germain Roesz ! ». J’ai compris alors que je prononçais mal le nom de famille du peintre-poète, auquel j’ajoutais un « t » surnuméraire avant le « sz », alors que son nom se dit « rose ». Tout prenait sens.
On reconnaît l’art de Chantal Dupuy-Dunier de trouver son inspiration dans l’étymologie des noms propres, comme en des livres précédents l’inspirèrent les noms de Cronce et de Dupuy. Trouver la rose sous le Roesz, alors même qu’on entend rendre compte du travail d’un peintre, quelle aubaine ! Il s’ensuit un flux de souvenirs personnels et de références littéraires, de la villa "Les roses" de l’enfance à Ronsard et Genêt, du "poème en forme de rose" de Pasolini aux citations de Roger Gilbert-Lecomte, entre autres.
Les toiles dès lors ne manqueront pas de s’ouvrir comme porte ou fenêtre, d’autant plus que selon sa démarche habituelle, la poète ne manquera de trouver des points de partage, des lignes de coïncidence, entre sa propre vie et celle de Germain Roesz, survivant apprend-on à un grave accident survenu lors de son adolescence. Ainsi l’ouvrage répond au mieux aux vues du peintre-éditeur qui dans ses pages de dédicace à sa commentatrice définit la peinture comme un lieu qui s’invente pour une intimité avec l’autre.
Mes cicatrices ont, elles aussi, été comblées de métal
Desseins, dessins, des seins,
là où la mort avait tenté de glisser...
On a posé des agrafes
on lui a fait barrage
On a cautérisé la mort
avec de la lumière.
Les fractures de la vie trouvent, selon la poète, leur équivalence dans la pratique de l’artiste, dans la composition de ses toiles : la réparation devient œuvre d’art.
Même en miettes
une rose existe.
Les fragments de ta chair sont ses pétales.
Ils se souviennent de leurs couleurs
celles du sang séché en lisière des cicatrices,
de sa texture visqueuse.
Ton couteau racle la matière pour l’étaler sur la toile,
où tu recrées une peau qui protègera ton corps.
Le châssis, comme la page, arrête les hémorragies.
Repères : Chantal Dupuy-Dunier / Germain Roesz : Miettes de rose. Coll. DessEins. Éditions : Lieux-Dits (Zone d’art - 2 rue du Rhin Napoléon - 67000 Strasbourg). 20€.